mercredi 12 septembre 2012

La dédicace au lecteur d'un livre en création.

Cher lecteur,

Nous devions vous informer, mon frère et moi, que ce roman de gare n’est pas une fiction; il traîne des chimères, les tensions les plus violentes, les oppositions les plus marquantes et de fortes paroles . Ce livre est tragique. La mort est la finitude de l’homme; nous n' avons pas à en pleurer. Les sanglots, assourdissants, s’évanouissant dans le bonheur, qui construit par nos défaites, nos désespoirs, nos désillusions en vue de réussites, de croyances et de rêves apparaissent parfois dans nos joies les plus insolentes. Ils réclament d’un rire sardonique le tribut des lilliputiens (son écrasement perpétuel) oh Gulliver, tu eus été chassé; traits, javelots, flèches… t’ont effrayés. Perdu; le fil que tu tiras, de ronces imprégnées, ensanglantées, le souffle glacialement chaud du minotaure se rapproche; il chante les danses macabres, est cassé. Resserre-toi, ordonne- t’ il, Dédale, moi je ne t’abhorre pas, je t’adore, (lui) pas. Il a raison de survivre, subtil… subtil!!! Oui subtil. Ton ouïe ne t’a point trompé. Serpentant…sur ses….sinueux sentiers, s’apprête à savourer ma succulente sève. Je ne dégusterai ni cet abominable fruit, frugal, fut-il, délicatement transfiguré par des mains et tes doigts pantins, ni la chair, ni le sang du dieu que tu vénères. Tu n’es femme, homme, androgyne! Ne tends pas trop ton bras, je te le saisirai et je te le romprai avec mes poignantes dents, prolixe et prolifique rat, raté. Je veux vivre, puisque je suis né. Combien de quidams sombrent dans le néant, si ce n’est dans les ténèbres infinies pour ton prétendu manichéisme? Crois-tu être bon tout le temps? N’as-tu guère engendré des méfaits, des délits, des crimes, des injustices, des disputes, des colères, des incompréhensions, j’en passe et des terribles? Nous avons tous les deux raisons, or le plus fort ou faible, généreux ( de respirer ou d’expirer) ou égoïste ( de disparaître ou d’être) devra creuser sa propre tombe. C’est la chute de la maison Vivant. Tragique, n’est-ce pas?

Il y ’a des gens qui vivent, qui parlent, qui agissent…mais il y’ a leur contraire. Nous avons des vertus, ils ont des vices et vice-versa. Certains ont rien, d’autres tout. Une partie donne beaucoup, l’autre donne peu... Pour une chance, c’est une chance de vivre du bon côté.

Bonne lecture pour ceux qui s’en délecteront.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire